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Piney

📍 Piney, Aube · Rue Louis Husson, 10220 Piney
À propos
<span class="lang-fallback" title="Information nur auf Französisch verfügbar">Piney est dérivé du nom pisiniacus, composé de Pisini,nom d&#039;homme latin et du suffixe gaulois Ac, marquant les noms de lieux. C&#039;est donc un domaine gallo-romain possédé par Pisinus, établi en ce lieu entre les 1er et 4ème siècles près de la voie romaine Troyes-Naix-les-Forges, appelée les chemins des romains. Cette ancienne voie constitue la limite avec la commune voisine d&#039;Onjon. Le marché s&#039;y installe le mardi. Un peu de géographie : Commune de Piney + Hameaux de Rachisy, Brantigny, Villevoque et Villiers-le-Brûlé 562 habitants en 1790 - 1252 habitants en 1999 Nom des habitants : les « Pinois » 7098 hectares en superficie Région agricole humide : Champagne humide et crayeuse Région géographique : Forêts domaniales de la Champagne humide et crayeuse. Un peu d&#039;histoire : Avant la révolution, la commune s&#039;appelait Piney-Luxembourg en l&#039;honneur des seigneurs du lieu, les Luxembourg. Après la 1ère Guerre Mondiale, les PTT suggérèrent de donner des noms de complément à de nombreuses communes pour éviter les confusions. Piney demanda alors le nom de Piney-Luxembourg, mais ce fût refusé par peur de voir le courrier s&#039;acheminer vers le Grand-Duché. Revanche tardive, la commune a adopté les armes du Luxembourg en les entourant d&#039;une bordure d&#039;or chargée de huit quintefeuilles de gueules, symbolisant la Forêt d&#039;Orient, divisée au 16ème siècle en deux parties, l&#039;Orient de Brienne et l&#039;Orient de Piney. Le territoire de Piney comptait autrefois de nombreuses vignes dans les lieux-dits « les Grandes Treilles », « les Vignes de Villiers », « les Plants »? Il existait deux corderies à Piney, celles de M. Guyot et M. Clément, qui fabriquaient des cordes, avec des fibres issues de l&#039;écorce du tilleul, jusque mi 19ème siècle. Les bâtiments existent encore. Patrimoine culturel : Église Saint-Martin, édifiée au 16ème siècle et reconstruite de 1877 et 1881 dans un style proche du 16ème. La partie rénovée se distingue nettement de la vieille église. Elle est composée d&#039;un plan rectangulaire avec une abside à cinq pans coupés. La nef est constituée de quatre travées et autant de collatéraux. Les vitraux sont également du 16ème siècle. Ils ont pour thème « la création ». L&#039;un d&#039;eux, digne du style excessif néo-gothique du siècle dernier, se démarque par la richesse du décor. Enfin, on y trouve le tableau des voeux de la Duchesse et du Duc de Piney-Luxembourg, haut comme un écran de cinéma. Chapelle Notre-Dame-des-Ormes, du début 16ème siècle. Elle fût bâtie à la place d&#039;une chapelle en ruine. Elle possède un plan carré avec une abside à trois pans. La porte d&#039;entrée est flanquée de deux petites fenêtres carrées percées à hauteur d&#039;homme pour permettre de regarder à l&#039;intérieur et d&#039;encourager la prière et l&#039;aumône du pèlerin. Autrefois, elle donnait lieu à un pèlerinage qui avait pour but d&#039;honorer Notre-Dame-de-Pitié dont la fête principale se déroulait à la fin du mois d&#039;août. Halle de Piney : ce ne fût pas une halle seigneuriale à l&#039;origine, mais une halle de foire et de marché. Elle aurait été mise en vente comme bien national lorsque les biens des Luxembourg furent confisqués pendant la Révolution Française. La commune n&#039;étant pas assez riche pour la racheter, elle encouragea Louis-Charles Loyez à le faire. Celui-ci voulut la lui céder en 1813, mais l&#039;époque ne s&#039;y prêtait guère puisque toutes les communes de France vendaient leurs biens à la suite de la désastreuse campagne de Russie de 1812, pour subvenir à la formation d&#039;une nouvelle armée. Il renouvela la proposition en 1817, mais la commune n&#039;était toujours pas en mesure de payer. Finalement, elle acquit la halle en 1821 pour 4000 francs, appartenant alors, on ne sait comment, à Pierre Lesterp. En 1843, un puit avec pompe a été disposé devant la halle. Place des halles, site inscrit au « Monument historique ». S&#039;y trouvent la maison seigneuriale et sa galerie, acquise par le Duc de Luxembourg ; des maisons décorées d&#039;écailles de châtaigniers et ornées d&#039;auvents recouverts d&#039;ardoises. Dans une de ces maisons, appartenant au notaire Collin à l&#039;époque, le quartier général de Napoléon fût établi pendant que l&#039;empereur passa paisiblement la nuit du 2 février 1814 à Piney. Une foire agricole et commerciale tous les 3ème dimanche de mai a lieu sur cette place. Motte du lieu-dit « le Grand Jardin » : elle témoigne d&#039;un ancien château fort, antérieur au 16ème siècle. Les hameaux BRANTIGNY : C&#039;était un domaine gaulois ou gallo-romain possédé par Brantinius avant le 3ème siècle. Une tombelle celtique proche du village indique l&#039;existence d&#039;un habitat très ancien, de l&#039;âge de bronze ou de l&#039;âge de fer. Le château actuel succède à deux précédents édifices : les caves et sous-sol du premier château du 15ème et le bâtiment appelé « pavillon Henri IV » du second château. L&#039;actuel château fût commencé par François Marquis des Reaulx, conseiller au parlement de Paris. Son fils René-François poursuivit et acheva les constructions. Il édifia les écuries, les communs fermant la cour d&#039;honneur et la chapelle qui s&#039;éboula en 1798. L&#039;église paroissiale en forme de croix latine, du 16ème siècle, est dédiée à l&#039;Assomption de la Vierge. Les fonds baptismaux du 16ème représentent le baptême du Christ. Le vitrail de Saint-Roch, saint guérisseur de la peste, datant de la seconde moitié du 16ème siècle, attire l&#039;attention. VILLIERS-LE-BRULE : Au Moyen-Age, Villiers désignait une grande ferme. L&#039;appellation « Le Brûlé », qui a permis la distinction avec les autres Villiers, semble due à un incendie survenu vers le 12ème siècle. Il s&#039;agit alors d&#039;une ferme établie vers les 11ème et 12ème siècles. Son église du 16ème est dédiée à Saint-Didier. VILLEVOQUE : C&#039;était un domaine rural possédé par l&#039;évêque de Troyes. Son église est dédiée à l&#039;Assomption. Elle date du 12ème siècle et a été remaniée au 15ème. Dans un vitrail du 15ème siècle, se trouve la représentation des donateurs : Hugues d&#039;Alichamps et son épouse Jehane Duru. Domaine de Rachisy C&#039;était un domaine franc possédé par Radgus au 5ème siècle, près de la voie romaine Troyes-Naix-les-Forges. La ferme actuelle occupe l&#039;emplacement d&#039;un ancien manoir du 16ème dont on peut encore voir les fossés. Il appartenait à l&#039;abbaye de Saint-Martin-és-Aires, provenant d&#039;une donation d&#039; « Ulric ou Oury de Piney » en 1121. Patrimoine naturel : Piney est la plus vaste commune du Parc. Elle abrite donc les paysages, la faune et la flore qui font la renommée naturaliste du territoire : forêts, oiseaux d&#039;eau des lacs et étangs, plantes sauvages de Champagne sèche ou humide? C&#039;est sur ce territoire qu&#039;a été édifiée la Maison du Parc dans une ancienne ferme d&#039;architecture typiquement champenoise, et plus précisément la grange et les remises de l&#039;étable, sur une parcelle forestière appartenant alors au Centre hospitalier de Troyes. Inaugurée le 29 octobre 1973, la Maison du Parc est l&#039;élément central de la gestion et de l&#039;animation du Parc naturel régional de la Forêt d&#039;Orient. À coté de celle-ci, une longère, bâtiment en ossature en bois, autrefois en place à Lusigny-sur-Barse, a été reconstruite. Le Pavillon Saint-Charles, construit en 1840, était un ancien lieu de rendez-vous de chasse du Duc Charles-Emmanuel de Montmorency-Luxembourg. Celui-ci le vendit aux hospices de Troyes avec la forêt attenante le 12 février 1853. D&#039;abord transformé en maison forestière, ensuite cédé au département de l&#039;Aube, puis à la ville de Troyes, il est maintenant voué à la pédagogie de l&#039;environnement naturel. <span class="lang-badge">🇫🇷</span></span>

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